Le stress

Le stress est un réaction naturelle et automatique de l’organisme lorsqu’un individu est confronté à une menace importante.

La réaction de stress a été développée chez nos ancêtres comme mécanisme de protection face aux prédateurs et autres menaces naturelles.

Face à un danger le corps se mobilise en activant le système nerveux central et autonome.

Des hormones dites de stress (ex.: adrénaline,  cortisol) sont alors libérées dans la circulation sanguine afin de faire face à la situation.

Si cet état devient chronique, cette situation peut générer des problèmes sérieux pour la personne tant au plan physique que psychologique.

Il existe heureusement des techniques efficaces de gestion et de réduction du stress.

 

Gestion du stress par la méditation
Gestion du stress par la méditation pleine conscience

 

L’historique du concept de stress

La notion de stress nous vient de l’endocrinologue Hans Seyle.

Selye a observé lors de ses recherches avec des rats une réaction particulière lorsque ceux-ci étaient soumis à des stesseurs extrêmes.

Ces rats développaient une réponse non spécifique au niveau des surrénales, du thymus et du poids tout en causant des ulcères.

À partir de ses observations, Seyle a développé  le concept de syndrome général d’adaptation.

 

Le syndrome général d’adaptation

Ce syndrome inclue les phases d’alarme, de résistance et d’épuisement.

L’épuisement survient lorsque l’organisme ou l’individu ne peut plus résister au stress.

Il y aurait donc une limite à la quantité d’énergie d’adaptation d’une personne.

Trop de stress conduit à la détresse et même à la maladie.

Seyle a aussi fait ressortir que le stress peut être positif, négatif, désirable ou indésirable.

Le stress n’est donc pas à éviter à tout prix.

Un niveau de stress optimal serait même essentiel à la santé.

 

La définition du stress

Le stress est un état provenant d’un déséquilibre actuel ou perçu entre un stresseur ou une demande et les capacités d’action et d’adaptation d’un organisme.

Il se manifeste par une réponse non spécifique (Selye) et aussi par une réaction propre à l’individu.

Comme on le constate dans cette définition, l’évaluation du stresseur sera déterminante pour la réaction.

Il en est de même des stratégies d’adaptation disponibles et utilisées par la personne.

C’est le déséquilibre perçu entre le stresseur et les stratégies d’adaptation disponibles qui sera  important.

Lorsqu’une personne est en état de stress, il en résulte des réactions pouvant se manifester à différents niveaux.

 

Les symptômes physiologiques du stress

Au niveau physique on observe des manifestations telles qu’une accélération du rythme cardiaque, une respiration perturbée et une élévation de la tension musculaire.

On note également une augmentation de la pression sanguine, une dilatation des pupilles, une digestion interrompue,etc.

À moyen ou long terme un stress chronique peut conduire à des maladies physiques.

Comme exemples mentionnons les céphalées de tension, le syndrome du colon irritable et l’hypertension.

Les maux de dos, l’eczéma, la douleur chronique en sont d’autres exemples.

 

Les symptômes émotionnels

Lorsqu’une personne est stressée, sa stabilité émotionnelle est souvent perturbée.

Elle devient beaucoup plus facilement anxieuse, irritable, en colère, triste ou déprimée.

Cela va souvent affecter sa santé émotionnelle, sa joie de vivre et sa capacité d’intimité.

Le stress peut engendrer à long terme de l‘anxiété chronique, des phobies, un état dépressif, un burnout, etc.

 

Les symptômes cognitifs

Au plan cognitif, l’état de stress peut amener des problèmes d’attention, de concentration et une hyperactivité mentale.

Ajoutons à cette liste la rumination de pensées négatives et un pessimisme accru.

Lorsque le stress devient chronique, la personne peut développer des problèmes de mémoire, des troubles du sommeil, des obsessions, etc.

Cet état va aussi sans doute diminuer la créativité et la productivité générale de la personne.

 

Les symptômes comportementaux

À court terme le stress peut avoir des effets sur le comportement d’une personne.

Cela peut se traduire par une consommation excessive de nourriture ou d’alcool et par une consommation de drogues.

On observe aussi comme effets des achats impulsifs, du tabagisme ou des excès de vitesse au volant.

À plus long terme, cela peut amener un trouble de dépendance, des problèmes de poids, des accidents de toutes sortes, etc.

 

Les symptômes interpersonnels

La personne stressée aura généralement plus de conflits interpersonnels.

Cela aura des répercussions sur ses relations avec sa famille, ses amis et ses collègues.

Cet état pourra avoir aussi comme conséquences un isolement social.

Du rejet et un sentiment de solitude pourront également s’ensuivre.

Les stresseurs traumatiques

Nous pouvons distinguer différents types de stresseurs.

Les stresseurs  traumatiques sont les plus perturbateurs pour l’équilibre de la personne.

Ils conduisent souvent à une réaction post-traumatique chez l’individu.

L’exposition à des expériences où la vie et l’intégrité physique sont menacées font partie de cette catégorie.

Mentionnons par exemple l’expérience d’un viol, d’une agression physique ou d’un hold up.

L’exposition à la guerre, à un attentat terroriste, à un tremblement de terre ou une tornade en sont d’autre exemples.

 

Les stresseurs épisodiques

Ce sont des stresseurs qui peuvent survenir occasionnellement ou souvent dans la vie d’une personne.

Ces stresseurs peuvent être reliés à la vie personnelle ou à au milieu du travail.

A titre d’exemples, mentionnons un déménagement, un divorce, une dette importante ou un problème avec la justice.

Une présentation importante à faire au travail, une rétrogradation ou un congédiement sont d’autres exemples.

 

Les stresseurs chroniques

Dans cette catégorie on retrouve des stresseurs souvent d’intensité faible ou moyenne.

Ils sont cependant présents en permanence ou durant une période importante de la vie de la personne.

On retrouve ces stresseurs également au niveau personnel ou professionnel.

La maladie prolongée (soi ou conjoint) et la criminalité dans le voisinage sont des exemples de stresseurs chroniques.

Un manque chronique d’argent, un niveau de bruit ambiant élevé, des conflits familiaux constants sont aussi stressants.

Au niveau du travail mentionnons le manque de contrôle sur son travail et des rétroactions négatives constantes de son supérieur.

Une surqualification pour son poste ou encore l’expérience d’être isolé ou rejeté par son groupe de travail sont d’autres examples connus.

 

Les ingrédients communs du stress humain

Depuis les travaux de Seyle, une équipe de chercheurs de Montréal ont découvert qu’il existait des facteurs communs au stress.

Ces facteurs déclencheraient une réaction de stress chez pratiquement toute personne.

Quatre éléments sont ressortis clairement de ces recherches.

Un contrôle faible sur la situation, la nouveauté, l’imprévisibilité du stresseur et la menace à l’égo mis à l’épreuve constituraient ces éléments.

 

L’évaluation du  stress

L‘évaluation psychologique ou inclue bien souvent l’évaluation des sources de stress.

À cette fin, on peut utiliser des questionnaires afin d’identifier les stresseurs ainsi que le niveau de stress.

Ces outils nous permettent d’augmenter notre niveau de conscience du stress vécu.

Mentionnons en premier lieu l’Échelle de réajustement social de Holmes et Rahe.

Ce questionnaire évalue le stress à partir des changements vécus durant les 12 ou 24 derniers  mois.

Selon cette théorie, plus nous vivons de changements  (positifs et négatifs) durant cette période et plus nous sommes stressés.

Et plus nous sommes à risques de développer des problèmes de santé physique ou psychologique.

Une autre façon d’évaluer le stress est à partir  des symptômes de stress ressentis ou observés.

 

Les modérateurs du stress

Les recherches nombreuses sur le stress ont permis d’identifier des facteurs modulant ou modérant la réaction de stress.

Un des facteurs déterminants serait le soutien social de la personne.

La qualité de ce soutien (confidents, conjoint, famille, amis, collègues ) serait plus importante que la quantité.

Des sentiments de contrôle et d’efficacité personnelle forts ont aussi un effet très positif sur la réponse de stress.

Les stratégies d’adaptation utilisées peuvent aussi faire une différence dans la perception d’une situation.

Cette situation pourrait ainsi être perçue soit comme banale, stressante ou un défi stimulant.

 

La gestion du stress efficace

Plusieurs moyens, stratégies ou trucs ont été proposés afin de bien faire face ou gérer le stress.

La étape est d’être à l’écoute de soi, de son corps et ses émotions.

Cela aide à identifier des signes de stress, de tension ou d’inquiétudes.

Plusieurs sources de stress peuvent agir sur nous sans qu’on les identifie clairement.

Autant les stresseurs positifs que négatifs doivent être pris en compte.

On doit aussi inclure aussi bien les stresseurs personnels que ceux reliés au travail.

Une analyse lucide le sa situation permet de conduire à l’élaboration de solutions.

 

La relaxation pour réduire le stress

La nervosité, l’anxiété et les tensions musculaires accompagnent l’expérience stressante.

Les méthodes de relaxation et de méditation pleine conscience sont bien connues pour agir sur le stress.

Elles induisent une détente physique et mentale et sont particulièrement utiles à réduire le stress.

Elles induisent une faible activation psycho-physiologique souhaitée.

Ces méthodes s’apprennent sur plusieurs semaines avec l’aide d’un psychologue ou d’un enseignant compétent.

Elles nécessitent cependant des pratiques quotidiennes afin de bien maîtriser la technique.

 

Une multitude de méthodes de détente

Les méthodes de relaxation les plus étudiées scientifiquement sont la méthode de Jacobson et le training autogène de Shultz et Luthe.

La respiration diaphragmatique, l’auto hypnose et la cohérence cardiaque sont aussi d’autres méthodes efficaces.

La méditation transcendantale, la méditation zazen et la réponse de relaxation (Benson) sont aussi des techniques reconnues.

Le Programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience (Kabat Zinn) est aussi une alternative valable.

 

La thérapie cognitivo comportementale

La thérapie cognitivo comportementale peut encadrer toute démarche de gestion ou de réduction du stress.

La thérapie cognitivo comportementale vise à apprendre au client des comportements et des façons de penser fonctionnels et justes.

Cette psychothérapie vise à développer des comportements et des croyances plus adaptés.

Ces nouvelles façons de penser et de réagir seront ainsi rationnelles et réalistes et bien souvent vont permettre une réduction du stress.

Elles pourront générer plus de bien-être personnel ainsi que des émotions positives.

De plus, dans cette thérapie on se sert d’une multitude de techniques telles que la restructuration cognitive, la relaxation, la méditation et l’hypnose clinique.

 

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