Le colon irritable

Colon irritable, colite chronique, trouble fonctionnel de l’intestin, colite spasmodique, etc. sont aussi d’autres termes qui ont été utilisés par le passé pour décrire ce trouble.

Le colon irritable est aussi maintenant appelé Syndrôme de l’intestin irritable.

Colon irritable: Des solutions avec l'hypnose et la psychothérapie
Côlon irritable: Des solutions avec l’hypnose et la psychothérapie

C’est un problème fréquent du tractus gastro-intestinal.

Il cause des douleurs et crampes abdominales, accompagnées de constipation, de diarrhée ou une alternance des deux.

Il s’agit d’un trouble du fonctionnement et du mouvement des selles.

Ce trouble n’implique pas de dommage structurel à l’intestin.

Le colon irritable est comsidéré comme une affection bénigne.

Elle est cependant souvent très dérangeante, débilitante et embarrassante pour le patient.

En effet, le colon irritable  peut gêner sérieusement les activités sociales et professionnelles des patients.

Le colon irritable diminue considérablement leur qualité de vie.

Et il génère beaucoup d’anxiété de même qu’un état dépressif.

Les symptômes du côlon irritable

Les symptômes centraux du colon irritable incluent d’abord les douleurs ou crampes abdominales.

Ces douleurs pouvent cependantvarier en durée et en gravité.

Elles peuvent aussi augmenter et diminuer avec le temps.

On retrouve aussi dans cette catégorie la présence de constipation ou de diarrhée, ou une alternance entre les deux.

Les autres symptômes du colon irritable incluent des sensations de ballonnement, des flatulences et un besoin parfois urgent d’aller à la selle.

On note  aussi souvent du mucus dans les selles, une sensation d’évacuation incomplète des selles, une activité intestinale bruyante (borborygmes), des sensations de  nausée et des brûlements d’estomac.

Pour la plupart des personnes atteintes du  colon irritable, les symptômes se présentent de façon intermittente, sous forme de crises plus ou moins inconfortables.

Les symptômes apparaissent souvent après les repas. Ils sont généralement absents au réveil et peuvent s’accentuer tout au long de la journée.

L’épidémiologie du colon irritable

Parmi les pays développés, la prévalence du colon irritable serait de de 6 à 20% selon les pays.

Le Canada présente l’un des taux de colon irritable les plus élevés dans le monde industrialisé.

Les femmes seraient 2 à 3 fois plus touchées que les hommes.

Les personnes dont un parent immédiat (parents, frères ou soeurs) souffre du SCI ont plus de risques de développer cette affection

Le colon irritable représente 20-50% des nouveaux patients vus par les médecins gastro-entérologues.

Le trouble apparaît généralement dès la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Les causes du côlon irritable

Les causes précises du colon irritable sont actuellement inconnues. Ce trouble ne semble pas lié à l’hérédité.

On pense que les anormalités du fonctionnement des intestins seraient dues à des contractions anormales et douloureuses des intestins et/ou à une plus grande sensibilité aux mouvements du colon et du rectum.

D’autres hypothèses mettent en cause les changements hormonaux ( chez la femme) , une infection gastro-intestinale préalable ou un taux anormal de sérotonine dans le tube digestif.

Il est aussi possible qu’il y ait un lien entre le syndrome du colon  irritable et des abus  sexuels ou physiques vécus durant l’enfance.

Bien que le stress ne soit pas une cause du côlon irritable il peut déclencher des crises et aussi augmenter les symptômes.

Le traitement médical

Le traitement médical conventionnel du  colon irritable fait appel à des médicaments antispasmodiques, à des agents qui améliorent le transit intestinal et à  des médicaments agissent sur les éléments biochimiques qui empruntent la voie gastro-intestinale et le système nerveux central.

On a aussi recours aux antidépresseurs et aux anxiolytiques.

Jusqu’à maintenant, les études faisant état de l’efficacité des traitements médicamenteux ont conclu que ces derniers s’avèrent utiles pour quelques petits sous-groupes de personnes atteintes du colon irritable, mais que dans l’ensemble ils se montrent décevants.

La modification de la diète

L’auto-observation de ses habitudes alimentaires sera déterminante pour le patient aux prises avec le colon irritable.

Elle permettra à la personne d’identifier les aliments déclenchant ou aggravant les symptômes.

De façon générale, on recommandera au patient de boire beaucoup d’eau, de manger à des heures régulières et éviter les excès.

Il est aussi important  de manger lentement tout en mastiquant bien.

L’addition de fibres solubles (et réduction des fibres insolubles), de son de blé, de légumes et de fruits ainsi que de psyllium sera généralement recommandée.

On conseille de consommer seulement avec parcimomie des aliments qui stimulent les contractions intestinales.

Mentionnons par exemple les matières grasses, la caféine, le chocolat, l’alcool, les épices,etc.

Le patient avec un colon irritable doit aussi limiter les aliments susceptibles de provoquer des ballonnements et des gaz (ex.: légumineuses, pomme, boisson gazeuse, etc.).

La consommation de probiotiques pourrait aussi aider à prévenir les crises en régularisant le transit intestinal.

L’aide psychologique et les thérapies

L‘aide psychologique sera importante pour la personne aux prises avec le syndrome du colon irritable.

Cette aide apportera un soutien et un encadrement important au niveau de l’adaptation à cette maladie et des changements des habitudes de vie nécessaires.

Elle pourra prendre la forme d’un entrainement à la méditation pleine conscience (ou autre style) ou à des techniques de relaxation active ou passive.

Le psychologue ou psychothérapeute pourra aussi enseigner à son client la technique de la cohérence cardiaque et l’encadrer au niveau de sa pratique quotidienne.

Il pourra agir comme coach et aider son client dans l’intégration de l’exercice physique régulière à son style de vie.

Le psy  pourra aussi aider son client à mieux gérer le stress personnel et professionnel.

De plus, plusieurs types de psychothérapie ont été utilisés avec succès dans le traitement du syndrome du colon irritable

Ces psychothérapies décrites ci-dessous ont fait l’objet d’études sérieuses, randomisées.

La psychothérapie analytique brève

Dans ce type de thérapie, on vise à aider le client à ce qu’il développe une conscience plus fine de la la relation entre ses symptômes et les stresseurs qu’il fait face,  particulièrement les stresseurs interpersonnels.

Contrairement à la psychothérapie psychanalytique de longue durée, les prises de conscience recherchées sont de niveau plus superficiel.

Ici, on analysera les façons que le client utilise  pour faire face au stress et on l’aidera à mieux réagir.

On pourra même lui conseiller de pratiquer régulièrement un exercice de relaxation active ou passive.

Cette thérapie s’étendre normalement sur 7 à 10 rencontres.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

La TCC est un traitement psychologique qui s’est avéré très efficace avec le colon irritable.

Les recherches de Blanchard et de son équipe ( groupe d’Albany), rapportent que 80% des patients traités avec cette approche ont vu leur état s’améliorer.

Le traitement comportait une dizaine de sessions avec un psychologue, lesquelles étaient structurées et directives.

La thérapie cognitivo-comportementale vise  la modification des pensées (cognitions) et des comportements,  nécessaires à l’amélioration du bien-être et de la santé.

Dans cette thérapie, le psychologue ou psychothérapeute aide son client à optimiser ses réactions aux situations stressantes.

Dans le cadre de cette psychothérapie, on donne  aux patients de l’information qui les aidera à bien comprendre leur maladie.

On leur montre à s’auto-observer et à noter leurs observations.

Ils notent leurs leurs pensées, leurs émotions et leurs comportements reliés à leurs symptômes.

On leur apprend aussi des techniques visant à modifier certaines pensées et attitudes dysfonctionnelles tenaces.

Grâce à ces techniques, le patient ayant un colon irritable, confronte les pensées automatiques, stressantes et autodestructrices qui peuvent déclencher des réactions gastro- intestinales.

Habituellement, la thérapie cognitivo-comportementale inclue aussi un entrainement et des pratiques de relaxation active (méthode de Jacobson) ou passive.

L’hypnose et le syndrome du colon irritable

L’hypnose est un état altéré de conscience ou de perception.

On peut définir l’hypnose comme un état de relaxation dans lequel l’esprit est plus absorbé, concentré et réceptif à des suggestions.

L’hypnose clinique utilise cet état altéré de conscience afin de mieux utiliser les capacités mentales du client et ainsi l’aider efficacement à mieux se comprendre et/ou à changer des émotions, sensations et comportements problématiques.

Contrairement à ce que l’on pense généralement, la plupart des gens peuvent faire l’expérience de l’hypnose, et ce, à des degrés divers.

L’hypnose agit sur les symptômes centraux du colon irritable (douleur, diarrhée, constipation, etc.) en plus de réduire le stress et  les symptômes anxieux et dépressifs.

L’hypnose est appliquée au colon irritable depuis déjà une trentaine d’années.

Des chercheurs et cliniciens se sont intéressés à étudier les mécanismes d’action et l’efficacité de cette méthode.

De ces travaux de recherche ont résulté des protocoles d’intervention efficaces sur le colon irritable .

Les protocoles les  plus connus sont ceux de Whorwell et de Palsson.

L’efficacité de l’hypnose avec le syndrome du colon irritable

Une douzaine d’études sérieuses publiées sur ce sujet, montrent que 70 à 90% des patients ayant un colon irritable se sont améliorés lors de l’application de ces protocoles.

De plus, ces gains se maintiennent après une période de 1 à 5 ans.

Cette amélioration s’effectue sur les symptômes majeurs du colon irritable.

L’hypnose agit sur la douleur, la diarrhée, la constipation et les ballonnements.

Les patients ont aussi noté une amélioration de leur bien-être, de leur qualité de vie, de même qu’une diminution des symptômes anxieux et dépressifs lorsque présents.

Le biofeedback et la cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque ou variabilité du rythme cardiaque (HRV) est une méthode de biofeedback.

Elle est issue de recherches médicales en neurosciences et en neuro-cardiologie.

La cohérence cardiaque consiste en le couplage et la synchronisation du rythme respiratoire au rythme cardiaque.

Cela s’effectue grâce à des systèmes d’enregistrement de type biofeedback.

Cette technologie permetd’observer et de modifier en temps réel la variabilité du rythme cardiaque.

On vise à rendre cette variabilité optimale.

Selon les recherches de Paul Lehrer, PhD et Richard Gevirtz, Ph.D. ainsi que que notre expérience clinique, la pratique régulièrede cette méthode  s’est avérée très efficace à réduire les symptômes du colon irritable.

Pour consulter un psychologue ou psychothérapeute spécialisé en hypnose et en thérapie cognitive appliquées au  colon irritable, veillez nous contacter:

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