L’agoraphobie

L’agoraphobie est souvent assimilée (à tort) à la peur des lieux publics ou de la foule(agora en grec).

La réalité est cependant plus complexe,  l’agoraphobe craignant plutôt les lieux dont il ne peut s’échapper ou être secouru facilement en cas de difficultés.

Cette phobie fait partie des troubles anxieux avec la phobie spécifique et la phobie sociale.

De plus, l’agoraphobie s’accompagne souvent d’un trouble panique, quoique pas nécessairement.

L’agoraphobie perturbe généralement la vie quotidienne du client et peut même dans certains cas l’amener à rester cloîtré dans son domicile.

L’agoraphobie peut cependant être traitée efficacement par une thérapie du cognitivo comportementale basée sur l’exposition.

 

Thérapie cognitivo comportementale de l'agoraphobie
Thérapie cognitivo comportementale de l’agoraphobie

Description de l’agoraphobie

Le manuel de classification des troubles mentaux DSM-5 définit l’agoraphobie par une anxiété marquée pour au moins deux des situations suivantes..

Le client peut craindre les transports en commun(ex.:métro, autobus), les lieux ouverts(ex.:stationnement, ponts) ou fermés(ex.: cinéma).

L’agoraphobe peut aussi avoir peur de se retrouver dans une foule ou file d’attente( ex.:supermarché).

Il peut aussi appréhender également se retrouver seul à l’extérieur de chez lui.

Le patient appréhende ces situations parce qu’il croit qu’il serait difficile ou gênant d’avoir de l’aide ou s’en échapper s’il avait un malaise.

Il peut par exemple craindre d’avoir une crise d’angoisse ou de panique, de tomber ou d’être incontinent.

Il s’ensuit que ces situations sont vécues très difficilement par le client ou sont le plus souvent évitées.

Sil n’évite pas la situation anxiogène, le client va bien souvent exiger la présence rassurante d’un accompagnant de confiance.

Les symptômes de l’agoraphobie

Le symptômes de l’agoraphobie consistent d’abord en de l’anxiété anticipatoire.

L’agoraphobe appréhende son incapacité d’adaptation et l’angoisse ressentie s’il se retrouve dans certaines situations phobogènes.

On décrit bien souvent cette expérience comme la peur d’avoir peur.

À ce niveau, les symptômes anxieux sont de plus faible intensité que s’il est exposé à la situation.

S’il se retrouve confronté à la situation crainte, l’agoraphobe ressent alors une angoisse intense qui peut aller jusqu’à une crise de panique.

L’anxiété plus intense inclue selon les cas l’ensemble ou quelques symptômes retrouvés dans le trouble panique (voir la description).

Les crises d’angoisse ou de panique se répètent ensuite régulièrement lors d’expositions à la situation anxiogénique.

Le client évitera alors les situations angoissantes limitant ainsi sa vie sociale et professionnelle.

Il élaborera également des stratégies d’adaptation comme la nécessité d’être accompagné s’il choisit de s’exposer à la situation.

Statistiques sur l’agoraphobie

L’agoraphobie peut apparaître soudainement ou se développer graduellement.

Elle se déclare généralement vers la fin de l’adolescence et au début de l’age adulte, le plus souvent avant 35-40 ans.

Au Canada, la prévalence pour 12 mois et à vie est respectivement de .7% et de 1.5%.

On estime que les femmes sont deux fois plus touchés que les hommes.

Notons qu’environ 30 à 50 % des personnes ayant un trouble panique vont aussi avoir un diagnostic d’agoraphobie.

On estime aussi que 50% des agoraphobes seraient aussi dépressifs.

Les causes de l’agoraphobie

Les chercheurs en ce domaine pensent que plusieurs facteurs seraient impliqués dans la genèse d’un trouble anxieux.

De façon générale, des facteurs génétiques, familiaux, l’exposition au stress ou à des événements traumatiques, l’intolérance face à l’incertitude,

les distorsions cognitives et des dérèglements au niveau de certains neurotransmetteurs du cerveau pourraient être en cause.

De façon plus spécifique, avoir un parent agoraphobe, être une personne anxieuse et avoir vécu des événements

très perturbants (ex.: accident, deuil, chômage) augmentent le risque de développer un jour de l’agoraphobie.

Notons aussi que l’agoraphobie survient souvent après avoir vécu une crise d’angoisse ou une attaque de panique.

Le traitement de l’agoraphobie

La thérapie cognitivo comportementale(TCC) est le traitement psychologique de l’agoraphobie le plus efficace et qui a été le plus étudié par les chercheurs.

Avec l’approche TCC, le psychologue intervient sur l’aspect cognitif et comportemental de l’anxiété dans l’agoraphobie.

Le psychothérapeute éduque d’abord  son client sur l’agoraphobie, la crise de panique et le rôle négatif du comportement d’évitement.

Il aide ensuite son client à identifier et confronter ses distorsions cognitives et à développer des pensées rationnelles face à son agoraphobie.

Le psychothérapeute TCC travaille aussi sur la composante comportementale d’évitement des situations anxiogéiques.

Il apprend à  son client à ne plus faire d’évitement en l’amenant à s’exposer graduellement aux situations qu’il craint.

Cette exposition peut se faire en imagination par la méthode de désensibilisation systématique et aussi peut se faire in vivo ou en réalité.

Le client apprend ainsi à s’adapter peu à peu par mécanisme d’habituation, l’anxiété s’estompant à mesure qu’il se rend compte que rien de désagréable n’arrivera.

Afin d’aider son client à s’exposer sans trop de difficultés, le psychologue va aussi entraîner son client à la pratique de la respiration diaphragmatique lente.

Cette technique est en effet très efficace pour maîtriser les réactions de peur présentes dans l’agoraphobie.

Les autres méthodes thérapeutiques

Durant une thérapie TCC de l’agoraphobie, plusieurs autres  méthodes thérapeutiques peuvent être ajoutées et intégrées efficacement.

Mentionnons par exemple la relaxation appliquée, la méditation pleine conscience, la visualisation, l’hypnose  et la méthode EMDR.

D’autres types de psychothérapies ont également démontré leur utilité lors dans le traitement de l’agoraphobie.

Mentionnons ici les thérapies basées sur la pleine conscience dont la Thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et les thérapies dérivées du programme de Réduction du stress basée sur la pleine conscience (MBSR) de Jon Kabat Zinn.

Le but de ces psychothérapies est que le client apprenne à se dissocier de ses pensées dysfonctionnelles en portant une attention méditative et en se concentrant sur le moment présent.

En ce faisant, le client apprend ainsi à tolérer et contrôler son anxiété.

 

Pour consulter un psychologue ou psychothérapeute spécialiste du traitement de l’agoraphobie, veuillez nous contacter:

Nous répondrons à vos questions

Votre nom (obligatoire)
Votre email (obligatoire)
Votre téléphone
Sujet
Votre message

 

Le causes de l’insomnie

L’insomnie cause bien des problèmes dans la vie d’une personne. L’insomnie est une difficulté à s’endormir …

La prévention de l’épuisement professionnel

L’épuisement professionnel appelé aussi burnout est un syndrome vaguement défini. Il ne fait pas encore partie …

Le problème de couple

Un problème de couple peut être traité par un psychologue spécialisé en thérapie de couple. Plusieurs raisons peuvent …